Combien coûte un site internet professionnel en 2026 ? Pour un site vitrine réalisé par un indépendant ou un petit studio, le marché français se situe entre 500 et 3 500 € HT, avec une moyenne autour de 2 500 € (guide France Num « Combien payer pour un site web » et synthèse marché SitePret, 2025). Chez Thillion, un site professionnel démarre à 2 000 €, prix fixe signé avant le début du travail. Le reste de cet article détaille ces fourchettes type par type. J'y explique aussi pourquoi deux devis pour « le même site » peuvent aller du simple au quadruple, et ce que cachent les offres à 30 € par mois.
Les fourchettes de prix par type de site
La plupart des prestataires cachent leurs tarifs derrière un formulaire « demandez un devis ». Quand je suis moi-même acheteur, ça m'agace. Alors je fais l'inverse.
| Type de site | Fourchette marché (France, 2025-2026) | Chez Thillion |
|---|---|---|
| One-page ou vitrine simple (1 à 4 pages) | 500 à 3 000 € HT | dès 2 000 €, prix fixe signé |
| Site vitrine complet (5 à 10 pages, contenu travaillé, SEO de départ) | 900 à 3 500 € HT, moyenne autour de 2 500 € | prix fixe signé, devis sous 48 h |
| Site catalogue (gamme de produits, demande de devis, sans paiement en ligne) | sur devis | sur devis, prix fixe une fois le périmètre posé |
| E-commerce (paiement en ligne, commandes, livraison) | sur devis | sur devis, prix fixe une fois le périmètre posé |
Sources des fourchettes marché : guide France Num « Combien payer pour un site web » (500 à 3 000 € HT pour un site vitrine artisan ou TPE) et synthèse SitePret 2025 (900 à 3 500 € HT, moyenne ~2 500 €).
Un mot sur la fourchette basse : les sites à 500 € sont des one-page montés sur un thème acheté, sans travail de contenu ni de référencement. Quant au catalogue et à l'e-commerce laissés « sur devis », leur prix dépend du nombre de produits, de la façon d'alimenter le catalogue, du paiement, de la livraison. Un prestataire qui annonce un e-commerce à prix unique sans avoir vu votre catalogue improvise.
Un repère avant de choisir votre format. D'après le Baromètre France Num 2025, 65 % des TPE-PME françaises ont un site internet, mais seulement 37 % proposent la vente ou le paiement en ligne. La grande majorité des sites d'entreprise sont donc des vitrines ou des catalogues. Si vous hésitez entre les deux, j'ai détaillé l'arbitrage dans site vitrine ou e-commerce.
Ce qui fait varier le prix d'un devis à l'autre
L'essentiel des écarts se joue sur six points.
- Le nombre de pages. Chaque page ajoutée demande de la structure, du contenu, une intention de recherche à traiter. Un site de quatre pages et un site de douze ne sont pas le même chantier.
- Le design. Un thème acheté puis habillé à vos couleurs se règle en quelques heures ; une identité dessinée pour vous en demande des dizaines. Les deux approches se justifient, du moment que le devis précise laquelle vous payez.
- Le contenu éditorial. Qui écrit les textes ? Si c'est le prestataire, il doit comprendre votre métier, vous poser des questions, rédiger. Ce travail se facture, et c'est souvent lui qui fait la différence sur Google.
- Le catalogue. Saisir quinze produits à la main n'a rien à voir avec importer des centaines de références depuis votre gestion commerciale. J'ai raconté un cas vécu dans un site catalogue sous WordPress plutôt que Next.js.
- Le multilingue. Chaque langue ajoute de la traduction, de la maintenance et un référencement séparé. Pour une TPE qui vend en France, c'est rarement rentable.
- Le SEO de départ. Balises, vitesse de chargement, données structurées, textes pensés pour vos requêtes. Certaines offres l'incluent, d'autres non. Posez la question au prestataire ; sa réponse en dit long.
Les coûts cachés des offres « pas chères »
On croise partout des offres à 19, 39 ou 69 € par mois « sans frais de création ». Le guide France Num situe ces solutions clé en main entre 19 et 70 € HT par mois. Faites le calcul : 70 € par mois pendant quatre ans, c'est 3 360 €. Plus que la moyenne marché d'un site vitrine payé une fois. Et au bout des quatre ans, vous ne possédez rien.
Ce qu'on découvre en général trop tard :
- Le site est loué. Vous arrêtez de payer, il disparaît. Le nom de domaine est parfois déposé au nom du prestataire et les contenus sont difficiles à exporter. Vous repartez de zéro.
- La propriété n'est écrite nulle part. En droit français, payer une prestation ne transfère aucun droit d'auteur sans cession écrite respectant l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle (Légifrance). Si votre contrat ne dit rien, le site ne vous appartient pas.
- Le gabarit est dupliqué. Le même template vendu à des centaines d'entreprises, vos textes posés dedans en une heure. Google sait le reconnaître, vos clients aussi.
Un abonnement peut se défendre, à condition d'afficher le cumul sur trois ou quatre ans et de préciser qui possède quoi. Dans les faits, c'est rarement le cas.
Les coûts qui reviennent chaque année
Un site payé une fois n'est jamais gratuit à vie. Le budget annuel tient en trois postes.
- Le nom de domaine. Le moins cher des trois. Il doit être déposé au nom de votre entreprise, chez un registrar dont vous détenez le compte. Jamais au nom du prestataire.
- L'hébergement. Variable selon la technologie et le trafic : modeste pour un site vitrine, plus élevé pour un e-commerce fréquenté. Exigez un contrat au nom de votre entreprise, ou au minimum transférable sans frais.
- La maintenance. Mises à jour de sécurité, sauvegardes, petites corrections. Sur du logiciel sur-mesure, le secteur compte 15 à 25 % du coût initial par an (synthèses Magram et Horizon Factory, 2025) ; un site vitrine bien construit demande beaucoup moins. Un forfait maintenance obligatoire et cher sur un site simple, c'est souvent l'abonnement déguisé.
Chez moi, ces trois lignes figurent dans le devis, séparées du prix de création. Vous savez ce que coûtera l'année 2 avant de signer.
Pourquoi le prix fixe signé protège une TPE
D'après le Baromètre France Num 2025, 37 % des TPE-PME déclarent avoir du mal à trouver un prestataire numérique adapté, en hausse de 15 points en un an. L'opacité des prix nourrit cette défiance : difficile de faire confiance à un marché où personne n'affiche ses tarifs et où le même besoin reçoit des devis du simple au quadruple.
Le prix fixe signé d'avance change le rapport de force.
- Le risque de dérapage est de mon côté. Si j'ai mal estimé le travail, c'est mon problème, pas le vôtre. Une TPE n'a pas de trésorerie tampon pour absorber un devis qui gonfle en cours de route.
- Le périmètre est écrit : pages, fonctionnalités, contenus, qui fait quoi. Les malentendus se règlent avant le projet, au moment où ils ne coûtent rien.
- Vous voyez l'avancement. Je montre le site en cours chaque semaine, plutôt qu'un tunnel de trois mois suivi d'une découverte le jour de la livraison.
- Le site vous est livré avec ses accès : domaine, hébergement, code, contenus, tout à votre nom ou transféré à la fin, avec une cession écrite conforme à l'article L131-3 du CPI.
Un seul interlocuteur du premier appel à la mise en ligne : c'est le principe du studio solo, vous parlez à celui qui construit. Le détail de l'offre est sur la page création de site internet.
Questions fréquentes
Combien coûte un site vitrine ?
Sur le marché français, entre 500 et 3 500 € HT selon l'ampleur du projet, avec une moyenne autour de 2 500 € (guide France Num, synthèse SitePret 2025). Chez Thillion, un site vitrine professionnel démarre à 2 000 €, prix fixe signé avant le début du travail, code et accès livrés à la fin.
Pourquoi de tels écarts de prix entre prestataires ?
Parce que « un site » recouvre des réalités très différentes : nombre de pages, design sur thème ou dessiné pour vous, rédaction des contenus, catalogue, multilingue, SEO de départ. Deux devis ne sont comparables que si le périmètre est écrit noir sur blanc. Un devis sans périmètre détaillé est un signal d'alarme.
Le site m'appartient-il une fois payé ?
Pas automatiquement. En droit français, le paiement d'une prestation ne transfère pas les droits d'auteur : il faut une cession écrite respectant l'article L131-3 du Code de la propriété intellectuelle. Vérifiez aussi que le nom de domaine et l'hébergement sont au nom de votre entreprise. Chez Thillion, la cession est dans le contrat et tous les accès vous sont remis à la livraison.
Quels coûts faut-il prévoir chaque année ?
Trois postes : le nom de domaine, l'hébergement et la maintenance (mises à jour de sécurité, sauvegardes, petites corrections). Pour un site vitrine bien construit, l'ensemble reste faible. Le vrai risque est ailleurs : sur les offres par abonnement (19 à 70 € HT par mois selon le guide France Num), la facture cumulée finit par dépasser le prix d'un site payé une fois, sans que le site vous appartienne.
Une fourchette de blog ne remplace pas un chiffre posé sur votre cas. Décrivez votre projet en quelques lignes, je réponds sous 48 h avec un premier cadrage et un prix fixe. Si vous préférez en parler de vive voix, réservez un appel de 30 min. Et pour voir ce que couvre l'offre, tout est sur la page création de site internet.